ex Automobile Propre

Stellantis pourrait bientôt utiliser les technologies Leapmotor en Europe

Leapmotor B03XEt si Stellantis s'était trompé de voie dans son association avec Leapmotor ? Les accords principalement d'ordre commercial pourraient finalement ouvrir la voie à des échanges de technologies.

Avec son partenariat conclu en 2023 avec Leapmotor, Stellantis est aujourd'hui un des constructeurs occidentaux les plus impliqués dans le développement de la présence chinoise à l'international. Mais l'association reste encore purement commerciale et industrielle. En possédant 51% de Leapmotor International, le groupe né de la fusion de PSA et FCA contrôle la vente et la production des modèles chinois hors de Chine. Mais il n'a pas accès à la technologie de son partenaire.

À lire aussiAutonomie du Leapmotor C10 REEV

Leapmotor : l’étonnant pari de Stellantis est-il en train de réussir ?

Un véritable cheval de Troie

Après ses très mauvais résultats financiers, qui sont officiellement pleinement attribués aux difficultés du marché du véhicule électrique, Stellantis voit les choses sous un angle différent. D'autant que les derniers modèles de Leapmotor, comme le B10, entrent désormais en concurrence frontale avec ses propres produits, avec des caractéristiques plus favorables...

Des échanges sont donc engagés pour élargir le périmètre de la coopération aux échanges de solutions techniques. Le sujet est dans l'air depuis quelques mois déjà. Ainsi, nous évoquions déjà à l'automne dernier la possibilité d'une déclinaison d'un modèle Leapmotor sous le badge Opel.

Mais les discussions en cours vont un peu plus loin. Au-delà du simple cross-badging, elles pourraient ouvrir la porte à l'exploitation du prolongateur d'autonomie du constructeur chinois par les marques européennes. Voire la création de nouveaux modèles Peugeot, Opel, Fiat ou Citroën sur une de ses plateformes. Mais le nombre de sujets sur la table pourrait être bien plus important : architecture électronique, conduite semi-autonome, logiciel, moteurs électriques, batteries...

Dans l'évolution de sa relation, Stellantis espère gagner du temps sur le développement, mais aussi réduire ses coûts. Quitte à accroître sa dépendance vis-à-vis de ce partenaire. Ces échanges concerneraient principalement le marché européen, toute technologie d'origine chinoise étant pour l'heure bannie aux États-Unis.

Comment évaluez-vous votre expérience sur la page ?

Ça vous a plu ?Commentez cet article
Commentaires ()
Passionné d'automobile depuis toujours, Gautier s'intéresse aujourd'hui surtout à la stratégie des constructeurs et aux innovations. Il suit avec une attention particulière le marché chinois depuis plusieurs années, mais aussi la montée en puissance et le développement frénétique des constructeurs chinois.
Guides et conseils

La newsletter Bevolt – bi-hebdomadaire – gratuite

L'essentiel de l'électrification, deux fois par semaine dans votre boîte mail

Les actualités à ne pas manquer, les nouveautés, les essais et les sujets qui font bouger l'électrification. Le meilleur de Bevolt, directement dans votre boîte mail.

  • Les actualités incontournables de la semaine
  • Les nouveautés auto, deux-roues & énergie
  • Les analyses, essais et conseils de la rédaction

Désinscription en 1 clic