Cinq ans. C'est le temps qui aura été nécessaire à l'industrie automobile chinoise pour passer un cap hautement symbolique. Les usines chinoises ont produit en 2025 plus d'un million de voitures destinées à l'Europe. 1 006 188 pour être précis.
Sur la seule année écoulée, l'augmentation a atteint 30,7 %. Dans ce nombre, il y a bien quelques marques non-chinoises : Tesla, Volvo, Mini, Dacia ou Cupra. Mais les firmes de l'Empire du milieu ont compté pour environ 75 % de ce volume.
Ce n'est plus un million certes, mais sur le total du marché, cela représente malgré tout une part en Europe de 7 %, contre 5% un an plus tôt. Pas un tsunami, mais une marée qui monte vite. Très vite.
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Deux points de plus par rapport à 2024 qui sont loin d'être symboliques. Les marques chinoises dans leur ensemble sont ainsi à peu près équivalentes aux marques coréennes Hyundai et Kia, qui ont mis bien plus de cinq ans pour parvenir à ce niveau. Et encore, cela ne prend pas en compte les voitures qui ont officiellement été assemblées en terre européenne, comme les DR Motor en Italie ou Ebro en Espagne.
Les voitures électriques ou hybrides ont représenté l'essentiel de ce million de voitures produites dans les usines chinoises mises sur les routes européennes en 2025. L'ACEA ne communique pas le chiffre précis, mais on peut estimer que les modèles électrifiés représentent plus des trois quarts de ce volume.
Bientôt 10%
Le haut du panier reste tenu par MG, BYD et Chery. Ce dernier, qui vient tout juste de faire son apparition dans l'hexagone, n'est pas à négliger. Le Jaecoo 7 a par exemple signé une sacrée performance au Royaume-Uni au mois de mars. Il a ainsi été la voiture la plus vendue outre-Manche, à peine un an après sa mise sur le marché. Dans le même temps, les exportations de voitures européennes vers la Chine ont reculé de 43%, expliquant la crise chez les constructeurs allemands.
N'oublions pas les ambitions de Geely, qui veut prendre sa part dans la croissance qui reste à venir. Car ces constructeurs viennent juste d'arriver. Les perspectives d'une pénétration à 10 % du marché en 2030 semblaient irréalistes il y a seulement deux ans. Ce seuil, soit un volume total de plus d'un million pour les seules marques chinoises, pourrait arriver bien plus tôt...
Le cas de l'Australie, où les importations chinoises ont atteint 25 % en ce début 2026, pourrait nous orienter vers une présence plus forte dans les pays dépourvus d'industrie automobile. On le voit déjà en Espagne ou au Royaume-Uni où certains constructeurs chinois brillent. Par les temps qui courent, les clients sont en quête de véhicules électriques ou électrifiés abordables, ce qui tombe à point nommé pour les marques chinoises.











