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Stellantis promet de ne fermer aucune usine en France… quitte à les ouvrir aux constructeurs chinois

Stellantis n’envisage pas de fermer d’usine en France dans les cinq prochaines années. Pour maintenir ses douze sites malgré les surcapacités, le groupe mise sur des accords avec des marques chinoises, comme celui noué avec Dongfeng à Rennes.

La question de l’avenir industriel de Stellantis en France revient régulièrement sur le devant de la scène ces derniers mois. Il se trouve que le groupe doit composer avec un marché automobile européen toujours nettement inférieur à son niveau d’avant-Covid et des usines qui ne tournent pas toutes à pleine capacité. Face à cette situation, Antonio Filosa veut éviter le scénario le plus brutal : celui des fermetures de sites...

Interrogé lors de la Rencontre des entrepreneurs de France organisée par le Medef, le directeur général de Stellantis s’est montré rassurant. À la question de savoir si le groupe disposerait toujours de ses douze usines françaises dans cinq ans, il a répondu par l’affirmative. Stellantis emploie aujourd’hui environ 38 000 personnes en France, où une partie importante de ses activités d’ingénierie est également réalisée.

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Une fois qu'on a dit cela, reste à trouver de l’activité pour ces sites... Antonio Filosa reconnaît lui-même que l’industrie automobile européenne souffre de surcapacités. Le marché continental est inférieur d’environ trois millions de voitures à son niveau de 2019. Mais plutôt que de réduire directement son outil industriel, Stellantis cherche plutôt à partager ses capacités de production avec d’autres constructeurs.

C’est là que les groupes chinois entrent dans l’équation. Stellantis a déjà annoncé un partenariat avec Dongfeng dans son usine de Rennes. L’idée est d’occuper davantage les lignes d’assemblage aujourd’hui sous-utilisées, tout en maintenant les emplois sur place. Selon Antonio Filosa, les véhicules concernés seront choisis de manière à ne pas entrer directement en concurrence avec les modèles du groupe.

Le patron de Stellantis assume cette stratégie malgré les inquiétudes suscitées en Europe par la montée en puissance des marques chinoises. Pour lui, leur arrivée est désormais une réalité avec laquelle les Européens doivent composer. Il estime même que ces collaborations peuvent permettre aux deux camps d’apprendre l’un de l’autre, notamment sur les coûts et la compétitivité.

Cette stratégie d'ouverture ne signifie toutefois pas que Stellantis souhaite abandonner son ancrage français. Au contraire ! Le groupe a annoncé début juin vouloir investir plus d’un milliard d’euros dans l’Hexagone, notamment pour préparer la production de trois nouveaux modèles Peugeot électriques ou hybrides à Mulhouse à partir de 2029 et financer des activités de recherche et développement.

Comme le relaie le Journal de l'Automobile, Antonio Filosa réclame en parallèle davantage de protection pour l’industrie automobile européenne. Il défend un « Made in Europe » qui ne se limiterait pas au lieu d’assemblage, mais prendrait également en compte la conception des véhicules, leur ingénierie et l’origine des composants...

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Stellantis tente ainsi de concilier deux stratégies qui peuvent sembler contradictoires : ouvrir ses usines européennes à des partenaires chinois pour préserver l’emploi, tout en réclamant à Bruxelles des règles plus favorables à l’industrie locale.

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Passionné depuis de nombreuses années par l'électromobilité, l'industrie automobile et le monde de la tech, il passe son temps à scruter et analyser les actualités et les grandes tendances en lien avec les véhicules électriques. Avec une appétence toute particulière pour les chiffres et les évolutions des usages de la mobilité.
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