Le directeur général de Renault, Luca de Meo, a récemment exprimé ses préoccupations concernant « l'absence de marché viable » pour les voitures à hydrogène. Auditionné à l'Assemblée nationale par la commission des affaires économiques, il a souligné que la situation était particulièrement difficile pour Hyvia, la co-entreprise entre Renault et Plug dédiée à cette technologie. La joint-venture a même été placée en redressement judiciaire.
Pas assez de demande
Malgré des investissements financiers significatifs et de nombreuses aides publiques, les véhicules à hydrogène « ne se vendent pas faute de demande suffisante », a-t-il précisé. Luca de Meo admet que l'hydrogène arrive « beaucoup plus lentement que prévu » sur le marché. Selon lui, la situation est « très difficile ». Une déclaration qui contraste avec les ambitions initiales du constructeur français.
La firme au losange voyait dans l'hydrogène une solution complémentaire à l'électrique pour atteindre une mobilité zéro émission, notamment chez les utilitaires. Le groupe avait même fixé des objectifs ambitieux, comme atteindre une part de marché de 30 % en Europe d'ici 2030 avec Hyvia. Malgré tout, Renault ne compte pas abandonner ses projets. L'entreprise continue d'explorer cette technologie pour poursuivre sa stratégie de décarbonation.

Renault promet une nouvelle famille de voitures électriques radicalement différente à partir de 2028
Le constructeur a présenté l'Emblème, une démo-car qui combine batterie électrique et hydrogène. Des initiatives qui montrent que Renault reste engagé en faveur de l'hydrogène. Des marques comme Peugeot, BMW, Hyundai et Toyota continuent malgré tout de miser sur cette technologie.











