Après une deuxième saison d’essais hivernaux à Arjeplog, en Suède, Range Rover met en avant les performances de son nouveau système ThermAssist, censé optimiser l’autonomie en milieu extrême. Les ingénieurs ont également validé la conduite à une seule pédale sur les pistes gelées, testé la suspension pneumatique bi-chambre et confirmer que la technologie de transmission intégrale est capable de s'adapter à toutes les surfaces.



Sous le capot, une batterie de 117 kWh, conçue en interne, qui promet des performances de haut niveau, notamment grâce à une architecture 800 volts et une gestion thermique avancée. La firme assure que la conduite avec une seule pédale permet « d'arrêter complètement le véhicule ». Les ingénieurs de Range Rover ont testé ses capacités sur des pentes de 28 degrés et de 17 degrés dans le centre d'essais de l'Arctique.
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Si ces annonces techniques sont rassurantes, elles peinent à masquer une réalité : malgré l'accumulation de tests et de communiqués enthousiastes, la commercialisation du Range Rover électrique reste floue. Le modèle tarde à entrer en production. Certes, la prudence affichée par Jaguar Land Rover (JLR) peut s’expliquer par une volonté de livrer un produit abouti, mais cette stratégie de perfectionnement à rallonge est risquée.
À force de retarder l’échéance, Range Rover pourrait perdre l’élan indispensable pour imposer son premier modèle 100 % électrique dans un marché devenu ultra-concurrentiel. D’autant que certaines technologies mises en avant, comme la conduite à une pédale ou la gestion intelligente du couple, sont déjà bien maîtrisées par d'autres acteurs. Les prototypes doivent encore « poursuivre leur exigeant programme d'essais ».











