Hyundai mise sur une offensive agressive en Chine avec l’EO (anciennement Elexio), un SUV électrique conçu spécialement pour le marché local. La co-entreprise Beijing Hyundai, issue du partenariat entre le Coréen et BAIC, a confirmé que le modèle entrerait en production mi-octobre, avec un lancement officiel prévu d’ici la fin du mois.
Avec ce modèle, l'idée est de proposer un véhicule électrique à prix très compétitif, capable de se mesurer aux acteurs chinois, à commencer par BYD. Avec un tarif de départ à 130 000 yuans, soit environ 15 500 euros, Hyundai vise le marché de masse. Ce positionnement tarifaire agressif traduit une volonté de reconquête dans un pays où la marque a perdu beaucoup de terrain face aux géants locaux.


+3Sur le plan technique, l’EO repose sur la plateforme modulaire E-GMP, commune aux Ioniq 5 et 6, mais adaptée à la production chinoise. Le SUV embarque une batterie LFP disponible en deux capacités : 64,2 kWh et 88,1 kWh. Si on se fie à la norme CLTC chinoise, l’autonomie peut atteindre jusqu’à 722 km. Cela semble ambitieux. Côté recharge, l'engin serait capable de passer de 30 à 80 % en 30 minutes.

Hyundai vise 60 % de véhicules électrifiés pour 2030
Pour ce qui est de la motorisation, Hyundai propose deux versions de l'EO : une traction avant de 160 kW (215 ch) et une transmission intégrale développant 233 kW (312 ch). Le gabarit du véhicule (4,615 m de long pour 1,875 m de large) le place en concurrence directe avec le BYD Yuan Plus, commercialisé en Europe sous le nom de BYD Atto 3. En Chine, son tarif de base est encore plus bas que celui de l'EO.
Du côté du design, le constructeur a soigné l’esthétique pour plaire aux goûts de locaux. On retrouve des feux de jour en forme de huit, symbole de prospérité en Chine, un grand double écran 4K de 27 pouces, une console épurée et on constate l'absence d’instrumentation classique au profit d’un affichage tête haute. On retrouve également un système audio Bose, un toit panoramique, et même un hayon électrique.
Malgré tous les atouts de l'EO, la mission de Hyundai s’annonce compliquée. En Chine, le marché des véhicules électriques est extrêmement compétitif. Et les acteurs locaux dominent les débats. Pour s’y faire une place, le constructeur de Séoul devra convaincre sur plusieurs fronts : le prix, la fiabilité et surtout la pertinence de son offre face à des concurrents déjà bien implantés. Bonne chance !











