La vente de ce premier exemplaire de la Yangwang U9 Xtreme confirme les ambitions de BYD sur le très haut de gamme. Longtemps identifié en Europe comme un constructeur de voitures électriques généralistes, le groupe chinois cherche à prouver qu’il peut aussi rivaliser avec les marques les plus exclusives. Cette hypercar électrique à 20 millions de yuans (2,5 millions d'euros), permet à Yangwang de franchir un cap symbolique.
Un Australien en guise de premier client
Le tout premier client est Nick Politis, un entrepreneur australien connu dans le monde des affaires et de l’automobile. Il devient (pour le moment) le seul propriétaire de cette U9 Xtreme sur le marché australien. La remise des clés a été orchestrée sur le salon, en présence de Wang Chuanfu, le patron de BYD. Une mise en scène en grandes pompes qui illustre aussi la symbolique de ce modèle pour le groupe de Shenzhen.
Sur le plan technique, l’U9 Xtreme revendique des chiffres spectaculaires. Ses quatre moteurs électriques développent 2 220 kW, soit près de 3 000 ch. L'hypercar est proposée dans deux versions de batteries différentes : 535 et 605 km. L'ensemble repose sur une architecture 1 200 V, de quoi encaisser des décharges très élevées. BYD met aussi en avant des pneus spécifiques, conçus pour supporter des vitesses proches des 500 km/h...

Avec leurs voitures électriques, les constructeurs chinois relancent la course aux records de vitesse
D'ailleurs, la voiture a déjà servi de vitrine technologique. En 2025, elle a atteint 496,22 km/h sur une piste d’essai allemande et a bouclé le Nürburgring en 6 min 46 s. Pour BYD, l’enjeu dépasse donc largement les 30 exemplaires prévus... Il s’agit surtout de démontrer que l’industrie chinoise peut désormais rivaliser sur le terrain de l'ultra-premium, ce que certains pensaient encore impossible il y a quelques années à peine.











