Osons une comparaison décalée : Avec sa puissance de 485 kW, le bolide se positionne tout de même au-dessus de la Porsche Taycan 4S (450 kW), sauf à utiliser sur l’allemande la fonction Overboost (500 et 560 kW respectivement pour les versions Turbo et Turbo S).
Mais entre les 2 voitures dont l’usage sera souvent différent, sauf pour s’amuser à se taquiner sur circuit, il y a plus d’une tonne de différence pour une batterie de capacité énergétique similaire : 90 kWh pour l’Apex AP-0, contre 93,4 pour les Taycan (hors 4S à pack 79,2 kWh).
Pour expliquer cette performance sur la balance, il y a d’abord des dimensions réduites pour le bolide britannique. Cette propulsion n’embarquera pas plus de 2 personnes à son bord dans une structure dont l’empreinte au sol est de 4,380 x 1,935 m (contre 4,96 x 1,97 pour la Taycan). Et surtout l’emploi généralisé de fibre de carbone ultralégère, y compris pour le châssis, qui permet de n’afficher que 1.200 kilos à la pesée.
De quoi réaliser l’exercice du 0 à 100 km/h en seulement 2,3 secondes et s’envoler à un peu plus de 300 km/h sur piste de course, le terrain auquel se destine l’Apex AP-0. Mais il faudra être bien plus sage pour espérer obtenir les 515 kilomètres d’autonomie estimée via le cycle mixte WLTP.
Ce que les 2 engins partagent également, c’est la possibilité d’accepter en pointe une puissance de recharge de 350 kW avec un connecteur Combo CCS.
Si le design de l’AP-0 semble si agressif, c’est parce que ses créateurs ont voulu lui donner des airs de dragon, de l’avant avec des phares en forme d’yeux jusqu’à la poupe à crête dorsale. Apex revendique également un style Le Mans et des touches inspirées de la Formule 1. Au-dessus du pilote : un toit en verre en forme de larme.
Commercialisée à partir de 165.000 euros hors taxes locales, la sportive électrique offre à son conducteur un affichage tête haute, et des fonctionnalités de conduite autonome de niveau 3 dans un premier temps.














