BeVolt continuera de traiter les véhicules hybrides, en complément des modèles électriques. Un choix qui suscite parfois des interrogations chez nos lecteurs et sur lequel nous avons souhaité revenir.
Au revoir Automobile Propre, bonjour BeVolt ! Le lundi 2 novembre, notre site a pris un nouveau départ, avec un nom inédit et un look revu, mais toujours la même mission : celle de vous expliquer la mobilité électrifiée, avec désormais au même endroit l'ensemble de l'écosystème. Sur BeVolt, on va ainsi vous parler des véhicules, des deux-roues aux poids-lourds, mais aussi de l'énergie nécessaire pour les faire avancer !
Une nouvelle ère pour toujours mieux vous informer, car notre site, c'est aussi le vôtre. BeVolt gardera intact un des fondements d'Automobile Propre : le lien avec ses lecteurs. Que ce soit en vous donnant la parole avec nos témoignages ou en suivant avec attention vos courriers et commentaires, auxquels on essaie toujours de répondre si besoin.
A cela s'ajoute donc cette nouvelle rubrique dont le but est de répondre à certaines interrogations sur notre média, dans l'esprit de la chronique du médiateur visible chez des confrères. Nous reviendrons ainsi de temps en temps vers vous pour aborder un thème qui peut susciter le débat, avec l'idée d'éclairer nos choix éditoriaux. Vous entrerez ainsi un peu dans les coulisses de BeVolt !
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Pour inaugurer ce rendez-vous, on a choisi d'aborder une critique qui revenait régulièrement sur Automobile Propre : la mise en avant des modèles hybrides et hybrides rechargeables. Une critique qui reviendra sur BeVolt !
Si la question a pu se poser en interne lorsque le projet de transformation du site est né, elle a vite été tranchée : il n'était pas encore l'heure de passer au 100 % électrique, ce que quelques lecteurs semblaient attendre de notre ancien site nommé "Automobile Propre", estimant que l'appellation ne devait plus renvoyer à des voitures qui cachent encore un moteur thermique sous leur capot. On reconnaît tout de même que l'actualité nous porte déjà à traiter davantage la voiture électrique que l'hybride, un penchant validé par l'intérêt supérieur porté à l'électrique selon l'analyse de nos audiences.
Les hybrides ont toujours eu leur place sur Automobile Propre, nous avons dès les débuts suivi ces véhicules, avec par exemple cet essai de la Honda CR-Z en 2010. Contrairement à ce que quelques lecteurs ont pu penser, ils ont donc toujours été dans notre ADN et vont le rester. Pour nous, l'hybride reste une étape importante pour aller vers la motorisation électrique. Pierre Desjardins, notre rédacteur en chef, a d'ailleurs fait ce chemin. Il nous partage son expérience :
"Avant de franchir le pas du 100 % électrique avec Mireille, ma Seat Mii Electric, j’avoue être moi-même passé par la case de l’hybride avec Michelle, une Honda Jazz GP1 que j’ai gardée deux ans. J’habitais à l’époque dans Paris intramuros, mon premier véhicule était mon Pass Navigo et j’ai parcouru durant cette paire d’années moins de 8 000 km au volant du petit monospace japonais. Pourquoi ne pas passer alors directement à l’électrique ? Pas par inquiétude en matière de recharge, ni par manque de moyen ou de confiance en la maturité de la technologie, mais… par souci de l’environnement. Si, si.
N’ayant besoin d’une voiture que pour franchir le périphérique durant de grands déplacements en général supérieurs à 500 km, il aurait donc fallu, pour correspondre à mon utilisation, opter pour un modèle électrique présentant des aptitudes autoroutières et dont l’empreinte carbone liée à la production n’aurait jamais été compensée par mon faible kilométrage annuel. Soyons honnêtes, la logique aurait d’ailleurs été de ne pas avoir de véhicule personnel et d’en louer un ponctuellement en cas de besoin. Soyons honnêtes encore un peu plus : je roulais tellement peu avec la Jazz qu’il fallait quasiment recharger sa batterie 12 V notoirement faiblarde avant chaque utilisation, au point que je suis même revenu à du 100 % thermique avant de craquer pour la petite Ibère.
Cette dernière est arrivée peu de temps après mon déménagement dans le Grand-Est car il s’est accompagné de besoins de déplacement radicalement changés. Achetée avec 17 000 km au compteur il y a deux ans et demi, elle vient en effet de franchir les 50 000 km, franchissant le cap de la compensation de sa production plus émettrice en CO₂ que son équivalent thermique par son utilisation décarbonée (ou presque) aux alentours des 30 000 km".
Même si la part de marché de la voiture électrique s'est envolée en France en 2026 (passant de 19 à 32 %), l'hybride continue de peser lourd dans les ventes. Tous les Français n'ont pas encore l'envie ou les moyens de passer à l'électrique. Les constructeurs eux-mêmes ont quasiment tous abandonné leurs objectifs trop ambitieux de bascule vers l'électrique. Notre rôle reste donc d'accompagner les automobilistes dans leurs premiers pas vers l'électrification avec l'hybride, en expliquer les avantages, mais aussi les limites.
Cela ne nous empêche donc pas de prendre le recul nécessaire dans nos articles. Peu importe la motorisation, nous avons un regard critique sur les véhicules que nous essayons : autonomie électrique réelle, consommation une fois la batterie déchargée, prix ou encore pertinence face à une alternative 100 % électrique... Autant d'infos pour vous aider à faire un choix.
Il y a quelques jours, nous avons par exemple souligné le peu d'intérêt du Q3 PHEV face au Q4 e-tron en raison d'un prix plus élevé. Notre journaliste Hugo Lara s'est posé la même question dans son test de la BYD Dolphin G, un autre hybride rechargeable.
C'est d'ailleurs ce type de motorisation qui peut susciter le plus de critiques sur notre ligne éditoriale, des lecteurs pointant leur bilan carbone et leur non-intérêt face à l'électrique, en ayant en tête qu'ils sont très souvent mal utilisés par des conducteurs qui ne les rechargent pas assez. Gageons qu'un sans-plomb à plus de 2 € le litre a permis d'apprendre les bonnes pratiques. Les critiques pointent aussi l'arrivée de nouveautés à très grosse batterie, comme le Volvo XC60 qui promet 200 km d'autonomie électrique grâce à une lourde batterie qui s'ajoute au moteur thermique...
Sans chercher à défendre un moteur plus qu'un autre, notre objectif est de vous donner les clés pour comprendre ce que chaque véhicule peut réellement vous apporter. A chacun de choisir ensuite la motorisation électrifiée qui lui convient et à tous de respecter les divers choix, à commencer par ceux de nos lecteurs que l'on met en avant dans nos témoignages.
Nous avions en revanche déjà choisi sur Automobile Propre de ne pas aborder la micro-hybridation, une électrification trop légère. BeVolt tournera aussi le dos aux véhicules GPL et E85 (sauf s'ils sont électrifiés donc).











