Selon les données communiquées par Arval Mobility, 16 255 véhicules électriques ont été immatriculés au mois de mai chez les professionnels, soit une progression spectaculaire de 120,98 % par rapport à mai 2025. En cumulant VP et VUL, la part de marché de l'électrique atteint désormais 32,51 % de l’ensemble des immatriculations destinées aux entreprises. Sur le seul segment des voitures particulières, elle dépasse même les 42 %.
Cette performance intervient pourtant dans un contexte de marché globalement dégradé. Les flottes d’entreprise ont enregistré 50 003 immatriculations en mai, en recul de 2,6 % sur un an, notamment sur l'utilitaire (- 7.98 % vs -1.08 % en VP). Malgré ce ralentissement, l’électrique poursuit son ascension. Pour la première fois, les entreprises ont immatriculé davantage de véhicules électriques que de modèles hybrides, essence ou diesel sur un mois complet.
Cette dynamique se confirme également sur l’ensemble de l’année. Entre janvier et mai, les mises à la route de véhicules électriques ont progressé de 70,49 %. En cumul annuel, leur part de marché atteint désormais 29,59 %, soit quasiment au même niveau que les hybrides et le diesel, à respectivement 30 et 30.58 %.

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À l’exception de l’électrique, toutes les autres énergies affichent des volumes en baisse. Les hybrides rechargeables reculent de 26,25 % en mai. Les hybrides simples et micro-hybrides enregistrent également des contractions à deux chiffres. Les motorisations essence et diesel restent orientées à la baisse, avec respectivement -36,25 % et -21,32 % sur le mois. Une tendance qui se retrouve également dans les résultats cumulés depuis le début de l’année.
| Mai 2026 - VP + VUL | Volume | Évol. |
|---|---|---|
| 100 % électrique | 16 255 | +120,98 % |
| Diesel | 14 269 | -21,32 % |
| Hybrides | 6 421 | -11,12 % |
| Micro-hybrides | 5 447 | -24,63 % |
| Essence | 4 873 | -36,25 % |
| Hybrides rechargeables | 2 562 | -26,25 % |
Moins de véhicules commandés, mais une ruée sans précédent vers l'électrique… le paradoxe mérite d’être creusé. Si la réduction du volume global tient en partie à l'effet calendaire (deux jours ouvrés manquants en mai), mais aussi, en cumul, à un attentisme des entreprises dans un contexte économique incertain, c’est aussi et surtout la fiscalité qui redessine les contours du mix-énergétique des flottes professionnels.
Durcissement progressif des obligations d'électrification des flottes prévu par la loi LOM, aides CEE renforcées, nouveaux calculs de l’avantage en nature, taxe annuelle sur les émissions… entre carotte et bâton, ce millefeuille fiscal incite clairement les entreprises à se tourner vers l’électrique. A cela s’ajoute une gamme de plus en plus diversifiée qui facilite le choix des professionnels.
Et la tendance a de grandes chances de s'accélérer au cours des prochains mois, notamment sur le segment des VUL où les nouvelles primes CEE rabattent les cartes du TCO pour les professionnels.
| Énergie | Mai 2026 VP + VUL | Cumul janv.-mai 2026 VP + VUL |
|---|---|---|
| Essence | 9,75 % | 9,24 % |
| Diesel | 28,54 % | 30,58 % |
| 100 % électrique | 32,51 % | 29,59 % |
| Hybrides total | 28,86 % | 30,00 % |
| Hybrides rechargeables | 5,12 % | 4,97 % |
| Hybrides simples | 12,84 % | 12,71 % |
| Micro-hybrides | 10,89 % | 12,32 % |











