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Voitures électriques : pour résister à la domination de la Chine, l'Europe aurait déjà investi des sommes colossales

Selon un récent rapport, l'Europe aurait déjà engagé 200 milliards d'euros pour gagner en compétitivité dans l'électrification des véhicules et se défaire de sa dépendance vis-à-vis de la Chine. Une somme colossale, qui montre les efforts entrepris par le Vieux continent pour continuer d'exister à l'ère de l'électrique. Et malgré les efforts de la France, c'est encore une fois l'Allemagne qui reste au centre du jeu !

200 milliards d'euros pour électrifier les voitures ! Vous avez bien lu... 200 milliards d'euros. Cet investissement est impressionnant, mais il est a priori nécessaire pour permettre à l'Europe de continuer d'exister face à la Chine. Selon un rapport publié par New Automotive et relayé par Reuters, la plus grande part concerne les batteries, avec 109 milliards d’euros fléchés vers leur chaîne d’approvisionnement. Car comme vous le savez probablement, c’est là que se joue une partie décisive de la souveraineté automobile du Vieux continent.

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Le reste de l’enveloppe se répartit principalement entre deux postes : environ 60 milliards d’euros ont été fléchés vers la fabrication de véhicules électriques. Il s’agit notamment d’adapter des usines existantes ou de convertir des lignes d’assemblage pensées pour le thermique, mais aussi de former les salariés et de réorganiser les chaînes logistiques. À cela s’ajoutent entre 23 et 46 milliards d’euros pour les réseaux publics de recharge, un élément indispensable pour accélérer la transition vers l'électrique.

Dans cette recomposition industrielle, l’Allemagne reste le centre de gravité du continent. Elle concentrerait près d’un quart des investissements européens, ce qui confirme son poids historique dans l’automobile. Le pays dispose à la fois de constructeurs puissants (avec notamment Volkswagen, BMW et Mercedes) et d’un tissu d’équipementiers dense. Tesla a par exemple choisi l'Allemagne pour s'implanter sur le Vieux continent et fabriquer ses voitures électriques ainsi que des batteries.

La France n’est toutefois pas absente de cette bataille. Dans les Hauts-de-France, la « Battery Valley » est devenue le symbole le plus visible de cette reconquête industrielle. ACC, co-entreprise entre Stellantis, Mercedes et TotalEnergies, y a notamment ouvert sa gigafactory à Douvrin. On pense aussi à AESC à Douai, ou encore à Verkor à Dunkerque, qui a pour objectif de livrer des batteries à Renault cette année. ProLogium, spécialiste taïwanais des batteries solides, construit aussi une usine à Dunkerque.

Et ce n'est pas un hasard ! Le nord de la France dispose d’un tissu automobile dense et d’un accès stratégique aux ports et aux réseaux logistiques. Derrière la stratégie française, l’idée est de rapprocher la production de batteries des lieux où seront assemblés les véhicules électriques. La preuve avec Renault : à Douai, la marque produit déjà plusieurs modèles électriques, dont les Renault 5, Mégane et Scénic électriques, ainsi que l’Alpine A290. Tandis qu'à Maubeuge, on retrouve les Kangoo et R4 électriques.

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Stellantis participe aussi à ce mouvement, avec les Peugeot e-3008 et e-5008 produits à Sochaux, ainsi que les Peugeot e-308 et e-408 à Mulhouse. À Trémery et Valenciennes, le groupe mise aussi sur les motorisations et transmissions électriques, preuve que la transition ne concerne pas seulement les usines d’assemblage... Bref, l’Europe a commencé à investir massivement. Il faut désormais transformer ces milliards en emplois durables et en usines rentables pour sortir des voitures électriques compétitives.

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Passionné depuis de nombreuses années par l'électromobilité, l'industrie automobile et le monde de la tech, il passe son temps à scruter et analyser les actualités et les grandes tendances en lien avec les véhicules électriques. Avec une appétence toute particulière pour les chiffres et les évolutions des usages de la mobilité.
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