Depuis quelques mois, les ventes de BYD sont en forte chute sur son marché national. Un recul qui profite au rival Geely et que BYD ne compense qu'en partie par la forte progression de ses ventes à l'export. Le constructeur a en outre publié des résultats financiers moins bons qu'attendus.
Son image n'est plus celle d'un constructeur qui triomphe de tout et de tous en lançant une offensive tous azimuts. Mais plutôt celle d'un petit qui aurait grandi trop vite. Cela se traduit directement sur sa cotation. Le cours de l'action a ainsi chuté de 33 % en un an à la bourse de Hong Kong.

BYD démarre le déploiement de son réseau de charge ultra rapide en Europe
Face aux investisseurs lors de l'assemblée générale annuelle, Wang Chuanfu a tenu un discours offensif. La mauvaise passe du groupe appartient au passé et les ventes vont repartir à la hausse. Même si face à une trop forte demande, cette année sera soumise à des contraintes d'approvisionnement en batteries de nouvelle génération.
Mais la capacité de production progressant d'environ 20 000 à 30 000 batteries par mois, la technologie exprimera tout son potentiel sur les livraisons l'année prochaine. Elle sera en outre appuyée par de nouvelles innovations que BYD nous promet l'année prochaine. Le groupe chinois mise en effet sur le développement technologique pour améliorer son image. En Chine comme à l'étranger.
Pour conclure son intervention, le fondateur a donné un simple objectif, et pas des moindres : BYD se voit numéro un mondial en 2030. Les quatre prochaines années devront donc afficher des ventes en forte progression. Surtout hors de Chine où BYD envisage de réaliser plus de 50 % de ses volumes à court terme. Des modèles locaux comme la Dolphin G auront un grand rôle à jouer. Ce n'est pas pour rien s'il est en quête d'une usine existante à acheter en Europe pour booster ses capacités de production très rapidement.











