Tesla veut accélérer le développement de son robot humanoïde Optimus en s'appuyant directement sur les gestes de ses salariés. Selon une information du Handelsblatt, le constructeur prévoit d'équiper certains employés de sa Gigafactory de Grünheide, en Allemagne, de caméras fixées sur un sac à dos afin d'enregistrer leurs mouvements pendant leur journée de travail. Objectif : permettre au robot humanoïde Optimus d'apprendre à reproduire les gestes réalisés quotidiennement dans l'usine.
Les caméras captureront notamment la manière dont les opérateurs saisissent des outils, manipulent des pièces ou enchaînent les différentes étapes d'assemblage. Ces données alimenteront les modèles d'intelligence artificielle de Tesla afin d'améliorer les capacités du robot. Cette méthode n'est pas nouvelle puisqu'elle est déjà utilisée aux États-Unis. Des employés spécialement recrutés, appelés Data Collection Operators, effectuent des séquences de mouvements destinées à enrichir l'apprentissage d'Optimus.

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En Allemagne, la situation est différente. Le dispositif n'a pas encore été présenté au comité d'entreprise de Grünheide. Or, les systèmes techniques susceptibles de surveiller le comportement ou les performances des salariés nécessitent l'implication des représentants du personnel.
Une automatisation toujours plus poussée
Optimus est aujourd'hui assemblé sur une ligne pilote à Fremont, en Californie, même si Tesla ne communique pas sur les volumes produits. À plus long terme, l'entreprise affiche une ambition considérable avec une capacité de production pouvant atteindre un million de robots par an.
À Grünheide, le directeur de l'usine André Thierig a déjà indiqué qu'une automatisation plus importante pourrait, à terme, réduire le nombre de salariés nécessaires pour maintenir les mêmes niveaux de production.











