Renault poursuit sa diversification dans le secteur de la défense. Le constructeur français a dévoilé le Forefront Concept, un drone terrestre développé avec le groupe belge John Cockerill. Équipé de deux moteurs électriques, cet engin capable de parcourir environ 400 km a été imaginé pour intervenir dans les environnements les plus dangereux, notamment sur les champs de bataille.
Après les drones aériens, Renault s'intéresse désormais aux véhicules militaires terrestres. Le constructeur français a présenté, le 3 novembre 2026, un engin assez particulier. Baptisé Forefront Concept, il ressemble davantage à un petit véhicule blindé qu'à une voiture traditionnelle. Et pour cause, il a été développé pour accompagner les militaires dans des missions où l'intervention humaine représente un danger important.
Sur le plan technique, ce concept possède des caractéristiques intéressantes. Il embarque deux moteurs électriques, quatre roues motrices et quatre roues directrices. Une configuration qui doit lui permettre de se déplacer sur des terrains particulièrement accidentés, avec notamment la capacité de gravir des pentes atteignant 60 %.

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Renault annonce un rayon d'action d'environ 400 km, qui peut être augmenté grâce à un prolongateur d'autonomie. Le constructeur ne précise toutefois ni la capacité de la batterie ni la puissance des moteurs. L'engin peut également transporter jusqu'à une tonne de matériel, un atout pour les opérations logistiques.
Son fonctionnement électrique présente un autre intérêt dans le domaine militaire : la discrétion. Contrairement à un véhicule thermique traditionnel, Forefront Concept peut évoluer avec une signature sonore réduite. Il est également conçu pour être piloté à distance, afin de limiter l'exposition des soldats aux dangers.



Pour développer cet engin, Renault s'est associé au spécialiste belge de la défense John Cockerill. Le constructeur français s'occupe de la plateforme, de la motorisation et des batteries. Son partenaire apporte ses compétences dans les systèmes de téléopération, les fonctions autonomes et les équipements militaires.
L'objectif est aussi industriel. En réutilisant des composants issus de l'automobile, Renault espère réduire les coûts et accélérer la fabrication. Une approche intéressante dans un secteur où les équipements militaires sont souvent complexes et coûteux à produire. Forefront Concept pourrait remplir différentes missions : transporter du matériel, évacuer des blessés, effectuer des reconnaissances ou participer à la lutte contre les drones. Des applications civiles sont également envisagées, notamment pour la sécurité civile et la surveillance d'infrastructures sensibles.
Selon les informations rapportées par Le Monde, le véhicule doit être fabriqué dans une usine Renault en France. Aucun contrat ferme n'a cependant encore été signé avec les armées française ou belge. Le projet va désormais entrer dans une phase d'expérimentation. Plusieurs exercices sont prévus dans les prochaines semaines avec les forces armées afin d'évaluer ses capacités réelles.
Renault ne compte pas pour autant devenir un constructeur d'armement à part entière. Le groupe entend surtout mettre ses compétences automobiles au service de projets de défense ciblés.











